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Le blog de carlyne

Un blog pour la familles et les amis. Pour toutes les personnes qui ont besoin de renseignements divers.

Gérard Philipe

Publié le 14 Avril 2010 par carlyne in Les Personnages ayant marqués l'histoire

(1922 – 1959)

 

« Il n’entend ni rumeur ni cri, il ne répond à aucun appel. Mais parfois dans le silence immobile, un instant, il vient. » Anne Philipe

 

Il naît à Cannes dans les Alpes-Maritimes. Fils de Marcel Philip (1893-1973), avocat possédant un cabinet de contentieux juridique, puis administrateur-gérant du Parc Palace Hôtel de Grasse, et de Marie Villette, il voit le jour dans une famille aisée. Il a un frère aîné nommé Jean.

 

Il suit toute sa scolarité au lycée de l'Institut Stanislas de Cannes tenu par les marianistes où il est bon élève. Il y obtient, au début de la guerre, son baccalauréat.

 

Son père le destine à une carrière de juriste, mais, rencontrant de nombreux artistes réfugiés sur la Côte d'Azur (en zone libre) depuis 1939, il décide de devenir comédien. Sa mère le soutient dans ce choix. Il ajoute un "e" à son nom pour obtenir 13 lettres avec son nom et son prénom, chiffre porte-bonheur selon celle-ci.

 

Il quitte Cannes pour Paris, et commence sa carrière au Théâtre dans une pièce Jean Giraudoux. Sodome et Gomorrhe (1945).

 

Il devient ensuite le Prince Blanc de Federico et surtout Caligula en 1949 d’Albert Camus. Son interprétation le fait connaître du jour au lendemain et le porte au rang de vedette.

 

Il rentre au TNP (Théâtre National Populaire) en 1951 et devient l’acteur fétiche de Jean Vilar.

 

Parallèlement, il mène une carrière au cinéma. Il débute dans les petites du Quai aux Fleurs auprès d’Odette Joyeux et de Danièle Delorme. Les producteurs, séduits, voient en lui le successeur de Jean-Pierre Aumont.

Pas une femme ne manque de tomber amoureuse de lui. Il incarne le héros fragile et courageux : La Chartreuse de Parme en 1948, le Rouge et le Noir en 1954 et surtout le Diable au corps qui scandalise en 1947.

 

Avec Fanfan la Tulipe (1952), les Belles de nuit (1952) ou Monsieur Ripois (1953), Gérard Philipe est au sommet de sa gloire.

 

En 1959, le 25 novembre alors qu'il vient de finir le tournage du film La fièvre monte à El Pao de Luis Buñuel au Mexique, il est emporté par un cancer du foie foudroyant - la presse parla à l'époque d'une crise cardiaque - à Paris à l'âge de 36 ans. Il est enterré dans le costume de Don Rodrigue au petit cimetière de Ramatuelle, près de Saint-Tropez.

 

Eternel jeune homme, il incarne le romantisme après guerre.

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