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Le blog de carlyne

Un blog pour la familles et les amis. Pour toutes les personnes qui ont besoin de renseignements divers.

Edith Piaf

Publié le 21 Avril 2010 par carlyne in Les Personnages ayant marqués l'histoire

(1915-1963)

 

« Si je ne brûlais pas, crois-tu que je pourrais chanter ? »

 

 

Édith Piaf née Édith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris. Au 72 rue de Belleville, dans le 20e arrondissement, selon son acte d'état-civil, Édith Giovanna Gassion est née 4 rue de la Chine, adresse de l'hôpital Tenon. Enfant du spectacle, née dans la misère, elle est la fille de Louis Alphonse Gassion, artiste de cirque contorsionniste (né à Castillons dans le Calvados le 10 mai 1881, mort le 3 mars 1944 à Paris) et d'Annetta Maillard (4 août 1895-6 février 1945), Line Marsa de son nom d'artiste, chanteuse de rue d’origine française, née à Livourne (Italie). Le prénom « Édith » est choisi en référence à l'infirmière anglaise Edith Cavell, morte en héroïne quelques mois plus tôt, fusillée par les Allemands.

 

Sa mère, trop misérable pour l'élever, la confie très petite à sa grand-mère maternelle, Emma Saïd Ben Mohammed, Aïcha de son nom d'artiste (1876-1930), d'ascendance berbère marocaine par son père Saïd Ben Mohamme, ancienne dresseuse de puces, vivant désormais de ménages.

 

Sa grand-mère ne se serait pas occupée d'elle, laissant la petite fille dans la saleté, ignorant l'eau et l'hygiène. Ses biberons, selon la légende, se seraient faits au vin rouge... Elle reste 18 mois dans cette pauvre demeure avant que son père en permission de retour du front, ou peut-être sa tante Zéphora, la confie à sa grand-mère paternelle, patronne d'une maison close à Bernay en Normandie.

 

Édith est choyée par les prostituées de la maison, mangeant pour la première fois à sa faim, portant de jolies robes et buvant du lait de Normandie. Vers l'âge de 7 ou 8 ans, elle perd momentanément la vue en raison d'une kératite.

La grand-mère, ayant appris la guérison d'une gamine atteinte de la même maladie après qu'on eut prié pour elle sur la tombe de Thérèse Martin à Lisieux, décide d'aller avec ses « filles » y demander la guérison de la petite. On prend le train, on prie sur la tombe de Thérèse, on ramène de la terre qu'on lui applique en bandeau sur les yeux tous les soirs. Après huit jours environ, Édith est guérie ! Elle conservera toute sa vie une dévotion particulière à la « petite » Thérèse, dont elle gardera la médaille autour du cou sa vie durant.

 

En 1922, son père la reprend avec lui, pour vivre la vie d'artiste de petits cirques itinérants, puis la vie d'artiste de rue indépendant et misérable. C'est, à l'image de sa mère, en chantant des airs populaires dans la rue avec son père qu'Édith révèle son talent et sa voix d'exception.

En 1930, elle quitte son père et chante en duo avec Simone Berteaut, qui deviendra son amie, son alter ego dans la rue.

 

Le 11 février 1933, âgée de seulement 17 ans, elle a une fille, Marcelle, de son amant d'alors, Louis Dupont. Deux ans plus tard, l'enfant meurt, sans doute d'une méningite, le 7 juillet 1935.

 

« Un moineau, en argot, c’est un piaf. Tu es une enfant de l’argot. Tu seras la môme Piaf » lui déclare Louis Leplée lorsqu’il la découvre un après-midi en train de chanter sur le pavé parisien. Envouté par le charme étonnant de cette voix lyrique et violente à la fois, il l’engage sur-le-champ et, quelques jours plus tard, le public du Gernys fait un triomphe à cette drôle de petite bonne femme, pâlotte et maigrichonne, dont le chant envoute et subjugue, comme un reflet de sa propre vie.

 

Malgré les désordres, les ruptures, les scandales celui de l’assassinat de Leplée en 1936, a force de travail et de ténacité, elle s’impose enfin.

 

Au printemps 1937, à l’ABC, elle offre au Tout-Paris sa voix unique. On frissonne en l’écoutant chanter Mon légionnaire (1936).

 

Puis les tournées s’enchainent, entrecoupées d’apparition au cinéma, en France et en Europe, en compagnies d’autre talent, comme : Yves Montand, les Compagnons de la Chanson notamment.

 

Elle ira jusqu'à New York conquérir le cœur des foules avec la vie en rose en 1945 et surtout celui de Marcel CERDAN. Sans doute la plus grande histoire d’amour, interrompue par l’accident d’avion de Marcel en Octobre 1949.

 

La fatalité l’a rattrapée et ne la quittera plus. L’alcool la drogue, les maladies, la déchéance de l’empêcheront jamais de chanter, jusqu’à la fin.

 

Les Amants d’un jour (1956), la Foule (1957), Milord (1959). « Non, je ne regrette rien », clame t’elle encore en 1962, du haut de la Tour Eiffel, avant de s’éteindre.

 

Édith Piaf meurt le 10 octobre 1963 à 13 h 10 à Plascassier (un quartier excentré de Grasse dans les Alpes-Maritimes) à l'âge de 47 ans d'une hémorragie interne (rupture d'anévrisme) due à une insuffisance hépatique, usée par les excès, la morphine et les souffrances de toute une vie. Le transport de sa dépouille vers Paris est organisé clandestinement et dans l'illégalité ; son décès est annoncé officiellement le 11 octobre à Paris, le même jour que celui de son ami Jean Cocteau.

 

Les obsèques de Piaf ont lieu au cimetière du Père-Lachaise (division 97). Malgré sa foi, parce que divorcée et ayant mené une vie « tumultueuse » au regard de l'Église, elle est interdite d'obsèques religieuses.

Une immense foule de dizaines de milliers d'admirateurs est venue lui rendre un dernier hommage tout au long du parcours du cortège à travers Paris, du boulevard Lannes jusqu'au Père-Lachaise.

 

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