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Le blog de carlyne

Un blog pour la familles et les amis. Pour toutes les personnes qui ont besoin de renseignements divers.

Abbé Pierre

Publié le 27 Mai 2010 par carlyne in Les Personnages ayant marqués l'histoire

(1912-2007)

 

« Chaque nuit dans Paris ils sont plus de deux mille à geler dans la nuit, sans toit, sans pain… »

 

Henri Grouès est né le 5 août 1912 à Lyon (IVe) fils d’un industriel membre d’une confrérie s’occupant de clochards. C’est famille bourgeoise aisée et pieuse de négociant en soie lyonnais, originaire, du côté paternel, du hameau de Fouillouse à Saint-Paul-sur-Ubaye, et de Tarare dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants.

 

Il a été baptisé à l'église Saint-Eucher, dans le 4e arrondissement de Lyon. Il passe son enfance à Irigny, une commune au Sud-Ouest de Lyon.

 À 12 ans, il accompagne son père à la

confrérie séculaire des Hospitaliers veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.

 

Élève à l'externat Saint-Joseph (actuel lycée Saint-Marc), il fit partie des scouts de France, dans lesquels il fut totémisé « Castor méditatif ».

 

En 1928, à 16 ans, après un « coup de foudre avec Dieu » selon ses propres mots, il veut entrer dans les ordres franciscains, cependant il devra attendre d'avoir 17 ans et demi.

À ce sujet il déclara « On me disait beau gosse, peut-être même un peu mondain, pourtant, le lendemain je serai moine. »

 

En 1931, il prononce ses vœux chez les capucins. Et il renonce à sa part d’héritage, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres caritatives. Henri Grouès devient frère Philippe.

En 1932, il entre au cloître, au couvent de Crest où il passe sept années d'austérité religieuse.

Il est ordonné prêtre le 24 août 1938 en la chapelle du lycée Saint-Marc et rejoint la Résistance dans le Vercors et prend le nom d’abbé Pierre.

Ses actions dans la résistance lui valent la Croix de guerre avec palme à la Libération.

 

Après la guerre, sur les conseils de l’entourage du général de Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris, il est élu député de Meurthe-et-Moselle aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), comme indépendant apparenté au Mouvement républicain populaire (MRP) de résistants démocrates-chrétiens, puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951, où il siège d’abord sein du groupe MRP.

 

 « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir de froid sur le trottoir du boulevard Sébastopol. »

C’est ce cri sur les ondes de Radio-Luxembourg pendant le rude hiver 1954 que l’abbé Pierre lance un appel à l’opinion publique. Il demande l’ouverture immédiate dans Paris de centres de dépannage pour qu’on y apporte couvertures, soupe, paille afin d’accueillir ceux qui souffrent de la misère, les sans-logis. Ce cri déclenche une explosion de solidarité en France, et même bien au-delà, puisque l’acteur américain Charlie Chaplin lui remet 5 millions de francs.

 

En 1949, il tend la main à Georges, un ancien bagnard, en lui proposant de l’aider à secourir les pauvres. C’est le début de l’aventure Emmaüs : accueil sans conditions, respect de la dignité humaine, solidarité envers les plus démunis, collecte d’objets, vêtements etc.…

 

La communauté Emmaüs c’est une organisation internationale présente dans 37 pays.

 

Pendant plus de 40 ans, chaque hiver avec une cape et un béret, l’abbé pierre et ses milliers de compagnons ont pris leur bâton de pèlerin, pour entamer une nouvelle croisade contre la pauvreté.

 

En 1985, il lance avec le comédien Coluche « les restos du cœur ».

 

Le 22 janvier 2007, à Paris, l’abbé Pierre nous quitte.

Le 26 janvier ont lieu les obsèques, diverses personnalités de tout bords se sont jointes à la cérémonie, placées derrière Jacques Chirac, de nombreux membres du mouvement Emmaüs et la famille, de nombreux ministres français, des artistes... ainsi qu’une immense foule anonyme. Fait rare en France, le cortège funéraire a été applaudi par le public, ainsi que dans la cathédrale.

 

Durant la cérémonie, les représentants officiels de différentes religions étaient présents et lui ont remis symboliquement des cadeaux placés sur son cercueil, posé à même le sol.

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