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Le blog de carlyne

Ne pas avoir peur du bulletin blanc

7 Mai 2017 , Rédigé par carlyne

Selon l’article L65 du Code électoral, modifié par la loi no 2014-172 du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections, en vigueur à partir du 1er avril 2014 (il fut appliqué pour la première fois lors des élections européennes du mois de mai 2014) :

« Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc. »

Dernières phrases du troisième alinéa de l’article L65 du Code électoral

Le vote blanc exprime donc l’opinion d’un électeur qui manifeste son attachement à l’élection (contrairement à l'abstentionniste) et qui considère que l’offre politique ne lui permet pas de faire un choix, de pencher pour un candidat plutôt qu’un autre. Le vote nul manifeste davantage un mécontentement, dans la mesure où, généralement, l’électeur barre ou déchire son bulletin de vote.

« On observe une reconnaissance sociale voire une valorisation de ce qu’on appelle aujourd’hui 'vote blanc' mais qui ne désigne que ce qui serait seulement un refus conjoncturel de choisir parmi des candidats. Il apparaît donc bien moins légitime lorsqu’il s’agit d’un premier tour ou lorsque l’enjeu d’un scrutin est si fort que le choix du non-choix devient pour beaucoup inacceptable. C'est pourquoi on observe déjà d’innombrables tentatives de disqualification de ces votes : ils seraient 'inutiles' et les électeurs tentés seraient 'lâches', 'irresponsables' puisqu’ils favoriseraient Marine Le Pen. Une campagne de culpabilisation de l’électeur qui va s’amplifier à mesure que le second tour va se rapprocher, mais qui pourrait s'avérer contre-productive tant de plus en plus de personnes rejettent ce qui peut passer pour une injonction ou un ensemble d'arguments d'autorité. Sans compter que cela tend à ne livrer qu'une image superficielle et utilitariste de la politique et de l'élection en ne cantonnant celle-ci qu'à une affaire de tactique »

Cette disqualification du vote blanc et nul démontre que l’élection est surtout un instrument de légitimation du pouvoir des représentants, tout en demeurant un outil de régulation de l’expression populaire." Propos recueillis par Sébastien Billard "l'obs présidentielle source article tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170430.OBS8745/ni-macron-ni-le-pen-4-questions-sur-le-vote-blanc.html

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